5ème enseignement du chemin

07.02.2016

 

5ème leçon du chemin : le pouvoir du moment présent... Un pas après l'autre... Vivre intensément l'instant présent sans s'interroger sur la suite... Lâcher prise et accepter avec confiance ce que la Vie nous amène, même quand on ne comprend pas toujours bien où elle veut nous emmener... Tout ça pour vous dire que je me retrouve de nouveau à l'arrêt, à cause d'un début de tendinite aux releveurs du pied gauche.........Quel est donc ce message......... ??? Depuis quelques temps, j'ai l'impression d'être en plein flottement, en pleine transition vers un ailleurs que je ne connais, que je ne comprends pas encore... Une amie me dit que je suis en pleine mutation et oui, c'est bien ce que je ressens... Mais vers quoi...? C'est une sensation très curieuse car j'ai un peu l'impression d'être l'observateur attentif de ma vie, comme s'il s'agissait de celle de quelqu'un d'autre... Je suis sereine et lucide, et cela ne me crée pas d'angoisses. Je me demande juste quelle va être l'étape suivante, et qu'est-ce que la Vie pourrait bien encore me demander de lâcher... ???? C'est à la fois excitant et intrigant... J'imagine qu'elle va m'apporter des réponses prochainement, peut-être même au cours de mon séjour chez mon amie Sabine qui m'accueille si gentiment chez elle, à Rodez ... ?

 

Avant d'être arrêtée, je suis enfin arrivée à Conques, l'un des haut-lieux spirituels du chemin. La descente de l'Aubrac vers la vallée du Lot est très belle, et en l'espace d'une journée de marche, tout change : le climat, les roches, la végétation, les constructions... J'ai de plus en plus de mal à trouver des hébergements car tous les gîtes sont fermés... À tel point que j'ai cette inspiration que si j'arrive à Compostelle, il faudra que je revienne ici-même l'hiver prochain pour proposer une formule d'accueil du pélerin en donativo...! Car malgré l'hiver et le froid, je ne suis pas seule sur le chemin, et il passe tout de même une poignée de pélerins chaque jour...D'ailleurs hier, à l'abbaye de Conques, nous étions 4, dont deux américains arrivés trempés à la tombée de la nuit, en taxi, car ils n'avaient pas réussi à trouver d'endroit pour les héberger entre Estaing et Conques...

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